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Il semble que durant les cent premières années de présence européenne dans la région, on ait connu la rivière sous des noms se rapprochant plus ou moins du terme aujourd'hui connu de « Miramichi ». Dans les années 1670, le père récollet Chrestien Le Clercq désignait la rivière sous le nom de Sainte-Croix . Mais dans son livre, Nouvelle Relation de la Gaspésie, on retrouve aussi les termes « Miramichis », « Mizamichis » et « Mizamichiche », ce qui est plutôt étonnant. Il semble que l'appelation « rivière de Sainte-Croix » restat en usage jusqu'à la fin de la période française, en 1763. Une carte du cartographe français Franquelin parue vers 1686 fournie « Ristigouchique », signifiant « petite Ristigouche » jusque là ignoré par les témoignages écrits précédents. On pourrait croire à une erreur mais ce nom revient soixante ans plus tard avec « Ristougouchi » du cartographe Bellin. Quant à la signification de « Ristigouche », on suggère le sens de « belle rivière ». La plupart des interprétations représentées dans ce tableau sont mentionnées dans un article de Monsieur Harold W. J. Adams : « Miramichi : the Place, the River, the name » partiellement reproduit dans le Miramichi Leader. Les références aux cartes de N. Sanson d'Abbeville et de Samuel de Champlain ont été fournies par Monsieur Ronnie-Gilles LeBlanc, archiviste au Centre d'études acadiennes de l' Université de Moncton.
Notes: 1 . La carte de Desliens fournie la première mention écrite connue sur cette rivière. 2 . Desceliers a fait mention de la « Terre de Michalman » et non de la rivière Michalman. 3 . Pourrait être Portugais selon Harold W. J. Adams. 4 . Grands voyages, 1596. 5 . D'après l'historien Ganong, ce terme a été souvent utilisé à l'époque de Champlain. 6 . Dans le document reconnaissant Pierre du Gua de Monts (1558-1628) lieutenant général « des côtes, terres et confins de l'Acadie, du Canada et autres lieux en Nouvelle-France ». 7. Cette carte fait mention de la « baye de petit misamichy » et non de la rivière qui s'y jette. 8. Première mention connue du terme « Miramichi » tel qu'on le connaît aujourd'hui. Référence fournie par Ronnie-Gilles LeBlanc, archiviste au Centre d'études acadiennes de l' Université de Moncton . 9 . Description géographique et historique des Costes de l'Amérique septentrionale : avec l'histoire du païs. Nicolas Denys. 1672. 10 . Selon le père Chrestien Le Clercq, les Micmacs de notre région portaient déjà des colliers en forme de croix. Les récollets les appelèrent « Porte-Croix » et la rivière « Sainte-Croix » (voir texte sur Chrestien Le Clercq et la rivière Sainte-Croix). 11 . Jean-Baptiste-Louis Franquelin, cartographe et hydrographe au service de Jacques de Meulles, est le premier Européen qui a retranscrit ce terme micmac qui pourrait bien être le nom que donnaient les Micmacs à la rivière. Carte du voyage que M. de Meulles a fait par ordre du Roi , 1868. Bibliothèque du Parlement 12 . Richard Denys confirme qu'on donnait au moins deux noms à la rivière. Il ne mentionne cependant pas le terme « Ristigouchique » rapporté par Franquelin. 13 . Dans sa Nouvelle relation de la Gaspésie , Paris 1691, ( Montréal, 1973 ), Chrestien Le Clercq mentionne les noms "Mizamichiche" (p. 245-246, 1973), "Miramichis" (p. 95, 1973) et "Mizamichis" (à plusieurs reprises, p. 200, 207, 272, etc.) en plus du nom "de Sainte-Croix", ce qui est plutôt étonnant. Citons le passage où il décrit son arrivée chez Richard Denys de Fronsac :
14 . Moll semble être le premier à cartographier cette région pour le roi d'Angleterre. A new and exact map of the dominions of the King of Great Britain on ye Continent of North America . London, 1715. 15 . Il est intéressant de noter que Bellin vient renforcer le travail de Franquelin. Carte de la partie orientale de la Nouvelle-France, 1744 et Carte de l'Acadie, 1744. 16 . Mention sur un monument dédié à William Davidson, un des premiers britanniques à s'établir sur les rive de cette rivière. 17 . D'après l'historien Ganong, le sens proposé par Cooney est sans fondement. 18 . La thèse espagnole!! Rapportée par Louise Manny (1890 - 1970). 19 . Ganong a suggéré des origines européennes autant qu'autochtones au terme « Miramichi ». 20 . Le pays des Micmacs , Sainte-Anne-de-Restigouche, 1935. 21 . Dans la tradition de Franquelin et Bellin. The Miramichi : A Study of the New Brunswick River and of the People who settled along it . Sackville, The Tribune Press, 1945. p. 6. 22 . Comparez cette interprétation avec celle de J. Clarence Webster. 23 . C'est l'interprétation qu'a retenu la Ville de Miramichi. 24 . D'après Webster, les Montagnais s'entendaient mal avec les Micmacs. An Historical Guide to New Brunswick . J. Clarence Webster. Fredericton, 1978. p. 81. 25 . Même interprétation que Webster. Assiniwi a le crédit d'être autochtone. Mais il n'est ni Micmac ni Montagnais. Lexique des noms indiens du Canada : les noms géographiques . Par Bernard Assiniwi. Éd. Leméac. 1996. |
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